Il suffit d’avoir la foi que
               « le Tsadik décrète et D. accomplit ».

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1. Le Kotel – Le lieu de toutes les délivrances


Les prières dans ce lieu sont propices pour :
Toutes les sortes de délivrances.
De tous les lieux saints du pays, l’endroit le plus saint est le Mur Occidental. Le Kotel est partout présent chez le peuple juif : dans ses prières, dans ses rêves, dans ses aspirations, dans ses souhaits, dans ses chants, dans ses écrits saints. Au cours des deux mille ans d’exil de sa terre, Jérusalem a été détruite et reconstruite neuf fois. Encore aujourd’hui, le Mur occidental se tient fièrement parce que Dieu a juré qu’il ne sera jamais détruit ! »

Le mont Moria
C’est sur le mont Moria que le Temple a été construit. Aussi, lorsque Jacob se réveilla de son rêve de l’échelle qu’il avait fait sur le mont Moria, il comprit soudain la sainteté suprême du site du Temple et dit : « Assurément, l’Eternel est présent en ce lieu, et moi je l’ignorais…Que ce lieu est impressionnant ! Ceci n’est autre que la maison du Seigneur, et c’est ici la porte du Ciel (Genése 28,16). Le Temple était situé sur le site du Even Chethiya, la Pierre de Fondation d’où le monde entier se déploya au moment de la création (Yoma 54b). le site du Temple constitue ainsi la frontière entre l’espace physique, tel que nous le percevons, et ce qui transcende l’espace, le royaume céleste au sein duquel se trouve ce monde.

David et Salomon
Le roi David espéra y construire le Temple, mais c’est son fils Salomon qui a le mérite de l’ériger. Sept ans de travail acharné, des milliers de travailleurs, de l’or et des pierres précieuses en abondance, avec pour résultat une construction prodigieuse qui n’eut pas sa pareille. Quiconque n’a pas vu le Temple construit, n’a rien vu de beau dans a vie.

Qui construisit le mur ?

Lorsque le roi Chlomo bâtit le Temple, il répartit le travail entre les classes de la société : les ministres et officiers, les prêtres et les lévites, les citoyens et les pauvres. On tira au sort la répartition des différents travaux entre les groupes qui fabriquera l’arche sainte, qui le rideau, qui les colonnes et qui les remparts ? Le sort désigna les pauvres pour construire le Mur occidental. Les chefs de chaque groupe rassemblèrent l’argent nécessaire, et engagèrent des ouvriers pour réaliser le travail. Mais les pauvres ne réussirent pas à récolter l’argent, ce qui les empêche de construire leur mur. Voyant cela, ils se mirent eux-mêmes au travail : les hommes, les femmes, les enfants5 tous prêtèrent la main, courbèrent les épaules, -creusèrent la terre, traînèrent des pierres et les montèrent les unes sur les autres. C'est avec une grande joie et tout l'amour qui les animait, qu'ils érigèrent le Mur occidental. Leur travail fut si bien fait que, lorsque le Temple subit l'attaque des envahisseurs, le Mur occidental, plus solide que tous les autres, résista victorieusement et resta en place. Quand le Temple sera détruit, seul demeura ce mur construit par les pauvres, de leurs propres mains, au prix d’un dur travail (Ekha Raba 77:32).

Ce Temple resta en place environ 400 ans. Il fut détruit pas Nabuchodonosor, roi de Babylone lors de la conquête de Jerusalem (-586). Ce sont les Perses, puissance de l’époque, qui, après avoir conquis Babylone, permettent aux juifs de rentrer sur leur terre. Après seize années de travail acharnée le deuxième Temple est édifié, en -516. Plus tard le roi Hérode restaure, agrandit et embelli le Temple qui avait été construit du temps de Zérobabel. Mais au printemps de l’année 70, Titus et son armée monte alors à l’assaut de Jérusalem. Le 9 av, il met le feu au Temple. Il détruit toutes les murailles de la ville à l’exception de la muraille occidentale dont le vestige est le Mur Occidental.

Le Mur occidental
Il ne subsiste qu’un seul vestige du Temple : le Mur occidental du Mont du Temple, ou Kotel Ma’aravi. Il représente l’un des endroits les plus sacrés de la terre, et le premier lieu de pèlerinage pour les Juifs du monde entier. Nos Sages nous enseignent que, malgré la destruction du Temple, la Présence divine n’a jamais quittée ce Mur, qui a la particularité d’avoir été le plus proche du Saint des Saints.

«Bien que par nos fautes, le Temple ait été détruit, nous avons l’obligation de respecter ses ruines comme à l’époque où il était debout dans toute sa splendeur (Rambam). Aussi, l’emplacement qu’il occupait a conservé sa sainteté première. Il nous est interdit aujourd’hui, puisque les modes de purification rituelle n’existent plus et que nous sommes par conséquent rituellement impurs, de pénétrer dans l’enceinte du Mont du Temple (Maguen Avraham 561,2).

Les neuf assises inférieures qui ont survécues à la destruction datent de l'époque de second Temple. Elles sont surmontées de rangées de blocs plus récentes. Le Mur mesure 28 mètres de long sur 18 mètres de haut et comprend 24 rangées de pierres. Les neuf rangées inférieures mesurent 12 mètres de haut. Mais, ce que nous voyons n'est qu'une partie du Mur: 19 autres rangées formées d'énormes blocs et datant probablement de l'époque du premier Temple se trouvent au dessous du niveau du sol. De l'autre côté s'étend le terre-plein sur lequel s'élevaient le premier et le second Temple... Une tradition affirme que toutes les pierres et les fondations du Temple de Jérusalem demeurèrent intactes. Elles furent cachées par les démons qui les remplacèrent par d’autres pour tromper Titus. Bien que les Romains pensaient avoir tout rasé, ce n’était qu’une illusion. Lorsque Dieu reconstruira le Temple, il utilisera les pierres originelles. Rien n’y manquera ! (Meaz Loez).

Aujourd’hui encore, l’Arche est cachée quelque part sous le Mont du Temple (Yoma 54a). Bien qu’à l’époque du Temple, l’Arche et les Tables n’étaient pas exposés aux regards du public, chaque Juif qui venait pèleriner à Jérusalem, savait que ces objets saints se trouvaient dans le Temple. Il nous est possible d’éprouver ce sentiment aujourd’hui encore. Ces objets sacrés demeurent près de nous, enfouis profondément dans un souterrain sous la colline du Temple. Ils y resteront jusqu’au jour où Dieu nous donnera le mérite de les redécouvrir. Et, bien que nous les voyons pas, le seul sentiment de leur proximité exerce sur nos âmes, une profonde influence.

Rabbi Eliezer (Bra’hot 32) dit : « Les portes de la prière se sont fermées. » Nous déduisons de cet enseignement que les prières du peuple d’Israël empruntaient la route du Temple pour arriver jusqu’au Ciel. «A présent il nous reste le Kotel, même une muraille en fer ne pourra pas séparer Israël de Son Père Céleste.” (Pessahim 75).
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